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Blend Web Mix 2015 : On y était !

Les 28 et 29 octobre derniers, une partie de la R&D de Reputation VIP s’est rendue au Blend Web Mix 2015, qui s’est tenu au Centre des Congrès de Lyon. Certains parmi nous y sont allés pour la première fois, d’autres sont (presque) des habitués de l’évènement. Nous allons vous faire part ici de notre retour sur le Blend, en mettant en avant les conférences que l’on a préférées.

Blend Web Mix 2015

Thomas Lelievre bio photo

##Retour de Thomas

(@tomalelievre)


Cette année, Blend Web Mix nous a offert une foultitude de super conférences couvrant la plupart des sujets et domaines du Web. En tant que développeur, j’ai principalement assisté à des conférences techniques et je n’ai pas été déçu. Deux conférences ont retenu mon attention :

  • “Deep-Dive dans ES6” avec un Christophe Porteneuve toujours aussi trolleur et pédagogue,
  • “JavaScript : Stack Overdose. Comment s’y retrouver ?” animé par Nicolas Chambrier qui a su me conforter dans l’idée qu’il vaut mieux apprendre les concepts au lieu de chercher à apprendre à utiliser les multitudes de nouvelles technos, nouveaux outils, frameworks…

Avec l’émergence de l’IoT => Internet Of Things => Internet des objets, je me suis aussi intéressé aux sessions de Grégoire Gérard et Jérôme Laplace (un peu par curiosité). J’ai appris que bidouiller avec un Arduino ou un Raspberry est un bon commencement mais qu’on est très loin du fait de créer un objet commercialisable et de réussir à l’implanter sur le marché.

Quelques conférences SEO ont été tout aussi intéressantes, en particulier le retour d’expérience de Vincent Bouvier, victime de pénalités Google, ainsi que la dynamique présentation sur l’“État de l’art du netlinking en 2015” orchestré par un Paul Sanches très énergique qui nous a offert quelques tips & tricks et guidelines SEO.

Et cerise sur le gâteau, on m’a enfin expliqué comment fonctionne une imprimante 3D grâce à une démo de DAGOMA avec leur discovery200, et j’ai pu tester des lunettes de réalité virtuelle et de réalité augmentée grâce à NUCLEUSVR (Occulus Rift + CastAR). Impressionant !… mais tout de même un peu étourdissant.

Blend Web Mix 2015 - Virtual Reallity Blend Web Mix 2015 - Virtual Reallity

Les seuls bémols que je pourrais remonter sont le temps de certaines sessions (certaines ne durent que 30min) et la frustration que j’ai ressentie du fait de ne pas avoir pu assister à toutes les sessions (et oui, choisir c’est renoncer).

En tout cas, chapeau bas à tous ceux qui ont organisé cette édition vraiment fun et vivement le Blend Web Mix 2016 !


Guilhem Bourgoin bio photo

##Retour de Guilhem

(@GuilhemBourgoin)


Globalement sur le Blend Web Mix, j’ai apprécié la plupart des conférences. Comme toujours dans ce genre d’événement certains sujets sont juste survolés, mais on ne peut le reprocher au speaker quand la présentation dure à peine 30 minutes. Un point qui me tient à cœur et que je souhaite soulever est que j’aurais aimé voir plus de conférences techniques sur les tests logiciels. N’oublions pas que les tests, c’est 30% du coût de développement d’un projet, parlons-en !

####Conférence sur PHP7 par Julien Pauli (@julienPauli)

C’est la conférence que j’ai la plus aimée cette année au Blend et ce pour deux raisons. Tout d’abord parce que le PHP c’est cool et ensuite car il y a de super nouveautés qui arrivent avec PHP7. Hormis quelques nouveaux opérateurs bien pratiques et le remplacement de l’erreur fatale par une exception, la meilleure nouveauté est selon moi le typage possible des arguments et des types de retour des méthodes. Attention ce n’est pas un typage fort, le PHP reste un langage de scripting et le transtypage automatique sera encore possible (mais désactivable). Il semble que PHP7 se rapproche de plus en plus de langages tels que Java et ce n’est pas pour me déplaire. Julien Pauli nous a promis que PHP7 sera au moins deux fois plus rapide que la version actuelle et que la migration sera très facile, hâte de tester !


Nicolas Viennot bio photo

##Retour de Nicolas

(@nico_69003)


C’est la première fois que je vais au blend et je suis vraiment ravi d’avoir participé à cet événement qui est à la hauteur de sa réputation ! L’organisation est super, des bénévoles fourmillent de partout, nous guidant, nous abreuvant de cafés et sucreries…vraiment, l’accueil et l’ambiance étaient au top.

J’ai également assisté à des conférences très intéressantes ! Et ça tombe bien car c’est pour ça qu’on y allait.

Mon seul reproche est que j’ai trouvé les conf techniques de 30 minutes trop courtes. J’aurais aimé éviter les conférences techniques de niveau « débutant » (d’ailleurs le niveau était annoncé sur le programme web mais pas sur celui fourni à l’entrée, que tout le monde utilise…)

Les conférences que je retiens le plus sont :

  • la découverte de Flexbox. Moi qui ne suis pas un cador du CSS j’ai eu envie de tester de suite ! Je pense d’ailleurs que je vais profiter du week-end pour faire des essais. (voir les slides de Raphaël Goetter (@goetter) : https://speakerdeck.com/goetter/flexrox)
  • la conférence Python par Lionel Barret de Nazaris (@LBdN) (me parler de dev et de 3D… c’était certain que j’allais accrocher) m’a beaucoup intéressé ! Dommage que ça ait été si court !
  • la présentation de Meteor par Benjamin Richard (@rebolon) (http://slides.com/rebolon/aller-plus-vite-avec-meteorjs) était très bien aussi mais encore une fois trop rapide.

Zoe Thivet bio photo

##Retour de Zoé

(@Zoe_Thivet)

Hannah Höch, Strauss, 1929-1965, Collage on paper
Ceci n’est pas le Blend Web Mix.
Hannah Höch, Strauss, 1929-1965, Collage on paper, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg. Photo: Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg

Le Blend Web Mix, on m’en avait dit beaucoup de bien, pourtant j’avais encore un petit doute sur la qualité de ce salon au nom imprononçable. Comment mélanger des univers aussi différents que ceux des développeurs, des designers, des communicants et autres profils biz tout en évitant l’effet caca d’oie ou le collage dadaïste ? A titre d’exemple, si vous vous amusez à mélanger les trois couleurs du blend, vous obtenez un truc approchant le rgb(135,140,91), ce qui est vraiment moche.

Cet énorme défi a pourtant été relevé, grâce à une programmation hyper consistante et néanmoins pêchue. Ma meilleure surprise : découvrir des conférences qui faisaient la part belle aux sciences humaines, et où la vision de chercheurs brillants permettait aux entreprises de découvrir de nouvelles pistes d’investigation, de trouver un socle intellectuel à leur démarche, en somme de se sortir la tête du guidon. Merci aux excellents Carine Lallemand, Dominique Cardon et Stéphane Bortzmeyer pour la qualité de leurs présentations.

Une autre bonne surprise : avoir l’occasion d’approcher des univers très différents du sien, ça rend humble ; je n’ai pas croisé de personnes je-sais-tout, et les speakers que j’ai pu entendre avaient très à cœur de délivrer un message honnête et compréhensible par un maximum de personnes.

Quelques regrets tout de même. Premièrement, la longueur des conférences était souvent insuffisante pour vraiment approfondir les sujets. Et après une matinée à picorer des chips intellectuelles, on a mal au ventre sans être sustenté pour autant. Aussi, les titres des conférences étaient parfois très énigmatiques (« Sous le web, la plage »), voire quasiment trompeurs (« Le Machine Learning, je m’y mets dès demain » : dommage, j’aurais bien voulu !). Enfin, les tags des conférences n’étaient pas toujours appropriés : la fameuse conférence sur le Machine Learning n’était pas une conférence « Tech » contrairement à ce qui était indiqué dans le programme, et le tag fourre-tout « Blend » n’avait pas beaucoup de sens (là, c’est mon côté enssib qui parle…). Il serait plus judicieux de mettre en avant de manière plus précise le niveau de compétence requis pour apprécier les conférences (« intermédiaire », ça ne me parle pas trop).

Alors oui, finalement, le mix marche bien. Il pourrait même aller encore plus loin : au-delà des frontières françaises, en invitant davantage d’intervenants étrangers, mais aussi en mixant encore plus les compétences des différents speakers. Pourquoi ne pas proposer un nouveau format de conférence, animé par deux personnalités aux cœurs de métiers différents ? En tous les cas, j’espère être là l’an prochain, et que Les Bricodeurs gagnent un autre Troll d’Or !


Quentin Fayet bio photo

##Retour de Quentin

(@LimonPies)


Pour ma première fois au Blend Web Mix, j’en ai pris plein les yeux et plein les oreilles. Entre des conférences de qualité menées par des orateurs experts dans leur domaine et non avares en gifs, des hackathons divers et variés avec des équipes sur-vitaminées, le Blend m’a ouvert sur une communauté web lyonnaise - et plus largement française - incroyablement dynamique, et à la pointe de la technologie.

Conférence sur 5 fausses idées reçues sur la Silicon Valley par Anji Ismail

(@anjismail)

Anji Ismaïl, CEO de Doz, est venu partager avec nous son retour d’expérience sur l’implantation de Doz dans la Silicon Valley, et, au passage, briser quelques mythes et on-dit à propos de ce lieu qui, depuis des années, fait fantasmer les techos et autres geeks.

Le premier a priori qu’Anji met à l’épreuve est celui selon lequel il serait “plus facile de créer sa boîte dans la Silicon Valley” (qu’en France, ndlr). Il nous dévoile alors la difficulté d’appréhender l’administration américaine, particulièrement lourde pour un français, ainsi que la facilité avec laquelle les géants qui ont élu domicile dans la Silicon Valley enchaînent les procès. Un environnement stimulant, mais extrêmement périlleux pour une petite startup française, donc.

Par la suite, Anji Ismail lève le voile sur la rumeur selon laquelle il serait “plus facile de recruter” dans la Silicon Valley. En nous introduisant les concepts de “Coding Academy” (des écoles de coding très rapides, dont les diplômés réclament des salaires très élevés), de la “Guerre des Talents” (le fait que les entreprises débauchent les ingénieurs de leurs voisines), et des “A players” (les “personnalités” techniques dans la place), il nous explique que recruter (et conserver) ses employés n’est en fait pas si simple. Qui plus est, des “steal startups” (sortes de startups secrète) attirent et retiennent les top talents avant même leur création officielle.

Le mythe selon lequel “lever des fonds est plus facile” est “presque vrai”, nous dit Anji. Outre le fait que les fonds d’investissement ne retiennent qu’une trentaine de dossiers sur les milliers qu’ils reçoivent, il faut également se méfier de l’ombre des “repeat funders”, ces personnes qui lèvent des sommes colossales plusieurs fois dans leur carrière. Il nous met également en garde contre les “advisors”, des personnes censées aider une boîte à se lancer et qui, quelquefois, sont blacklistés par les fonds d’investissement, rendant alors presque impossible la levée de fonds.

L’avant-dernier a priori dont Anji Ismail nous parle est celui qui prétend qu’il est “plus facile de faire une exit” dans la Silicon Valley. Nous sommes alors mis en garde contre le “soft-landing”, le fait que les investisseurs forcent la revente d’une boîte afin de récupérer leur mise. Anji parle ensuite du concept de “acqui-hiring”, en nous indiquant que si une boîte est rachetée en dessous de 30 millions de dollars, il s’agit clairement d’un rachat motivé par l’acquisition des équipes d’ingénieurs.

Le dernier a priori, et sûrement pas des moindres, dont Anji nous parle, est celui selon lequel il serait “plus facile de percer” dans la Silicon Valley. Il pointe alors le fait que la Silicon Valley fonctionne énormément sur la base du networking, et que le travail “sale et vite fait” y est monnaie courante.

Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié cette présentation qui m’a ouvert les yeux sur un monde que l’on considère un peu à part, avec des idées reçues véhiculées par les séries américaines du moment (comme “Silicon Valley”, notamment).